Alors que le monde du jeu vidéo est actuellement obsédé par le retour de Leon S. Kennedy et la beauté en path-tracing de Resident Evil Requiem (RE9), les chasseurs de lore au sein de la communauté ont découvert quelque chose de bien plus niche – et sans doute plus excitant – qu’une simple nouvelle démonstration graphique.
La nouvelle protagoniste, Grace Ashcroft, n’est pas simplement un moyen pratique d’explorer les éléments d’horreur psychologique du jeu.
Une série d’indices subtils, de détails environnementaux et d’éléments liés aux personnages confirme qu’elle est directement liée à Alyssa Ashcroft, l’une des huit survivantes jouables du classique culte de 2003, Resident Evil Outbreak.
Cette connexion est bien plus qu’un simple easter egg ; il pourrait s’agir de l’indice le plus fort à ce jour que Capcom prépare enfin un retour aux racines expérimentales et coopératives de la série.
Décrypter le lien Ashcroft : Alyssa et Grace
Le principal élément de preuve est, sans surprise, le nom.
Grace Ashcroft est présentée comme une journaliste spécialisée dans « l’effacement historique » dans le nord-ouest du Pacifique.
Dans la série Outbreak, Alyssa Ashcroft était une journaliste d’investigation pour le Raccoon Press, connue pour sa ténacité et sa capacité unique à crocheter des serrures (une compétence spécialisée dans Outbreak).
Le jeu confirme ce lien à travers une subtile « Énigme Écho » dans le segment de la clinique Rhodes Hill.
Grace découvre un ancien enregistreur laissé par une précédente « journaliste » qui utilise les répliques spécifiques d’Alyssa (issues de la doubleuse anglaise originale).
De plus, les notes du carnet de Grace utilisent la même mise en forme et les mêmes polices que celles visibles dans les fichiers de scénario originaux d’Outbreak.
Le retour du Wrenwood Hotel et des mécaniques d’Outbreak
La connexion s’approfondit considérablement lorsque les joueurs entrent dans le scénario du Wrenwood Hotel.
Cet endroit est une recréation directe à l’identique (1:1) du décor principal du scénario « Flashback » d’Outbreak File 2.
Bien que l’agencement ait été mis à jour pour la perspective à la troisième personne de RE9, des éléments clés de narration environnementale – comme l’emplacement précis des plantes mortes et des statues brisées – sont restés intacts.
Plus intéressant encore, Requiem réintroduit subtilement des versions simplifiées des mécaniques classiques d’Outbreak pendant les segments de Grace.
Les joueurs doivent gérer un inventaire sensiblement plus restreint que celui de Leon, et l’introduction d’un « Système d’Adrénaline » simplifié – qui augmente la vitesse de rechargement de Grace en situation de stress – rappelle la jauge risque/récompense de l’original de 2003.
Resident Evil Requiem bat des records sur tous les plans depuis sa sortie la semaine dernière.
Un remake d’Outbreak arrive-t-il enfin sur Switch 2 et PS5 ?
Depuis des années, la communauté de fans de Resident Evil Outbreak supplie Capcom de remastériser ou de refaire les titres coopératifs, qui étaient largement en avance sur leur temps en matière d’infrastructure en ligne (notamment sur PS2).
En ancrant aussi profondément Grace Ashcroft dans l’histoire d’Outbreak, Capcom semble tâter le terrain.
Capcom a une longue tradition d’inclure des personnages « teaser » dans les jeux principaux afin d’annoncer de futurs spin-offs (par exemple, le DLC « Not a Hero » de Resident Evil 7 annonçait Resident Evil Village).
En intégrant de manière aussi fluide l’héritage d’Alyssa Ashcroft dans Resident Evil Requiem, l’entreprise affirme plus clairement que jamais que l’histoire des survivants oubliés de Raccoon City est loin d’être terminée.
Que cela mène à un remake complet d’Outbreak ou peut-être à un Resident Evil Outbreak : File 3, ce lien narratif de niche constitue le véritable point fort du jeu pour les fans de longue date.
Avant d’acheter Resident Evil Requiem, vous devriez peut-être vérifier que vous disposez de suffisamment d’espace de stockage pour gérer l’énorme quantité requise pour faire fonctionner le jeu.
