L’ancien PDG d’Activision Blizzard, Bobby Kotick, a fait une révélation fracassante dans un récent dépôt judiciaire, affirmant que les ventes de Call of Duty ont chuté de plus de 60 % en 2025 par rapport à 2024. Il pointe du doigt le déploiement de Microsoft Game Pass, la concurrence féroce de Battlefield et les difficultés plus larges de l’industrie.
Cette déclaration a émergé dans le cadre d’une défense juridique liée au recours collectif Sjunde AP-Fonden v. Activision Blizzard, dans lequel Kotick soutient que la fusion à 69 milliards de dollars avec Microsoft était prévoyante face à des vents contraires croissants. Son équipe affirme que les résultats d’Activision sur 2024-2025 n’ont pas atteint les objectifs à long terme, ce qui validerait la vente.
Les chiffres choc
- Baisse de plus de 60 % : Call of Duty serait « en passe de réaliser une performance inférieure de plus de 60 % à celle de l’an dernier », selon Kotick, qui cite explicitement l’échec de Black Ops 7 après le lancement record de Black Ops 6.
- Absence sur PS5 : Black Ops 7 n’a pas intégré le top 5 des jeux les plus téléchargés sur PS5 en 2025, mettant fin à une série de 10 ans pour la franchise.
- Géant historique : Call of Duty a généré plus de 35 milliards de dollars de revenus sur sa durée de vie, vendant des dizaines de millions d’exemplaires chaque année, avec des milliards issus des microtransactions aujourd’hui perturbées.
« Call of Duty est en passe de performer à plus de 60 % en dessous de l’an dernier en raison d’une concurrence intense de titres comme Battlefield, ce qui détruit l’argument désormais défait de la FTC concernant le prétendu monopole de Call of Duty. »
Quelles sont les causes de cette chute ?
Kotick attribue l’effondrement des ventes à la cannibalisation par le Game Pass, où les sorties day one érodent les ventes premium puisque les abonnés Xbox privilégient un accès à 20 $ par mois plutôt que des copies à 70 $. Il cite également la résurgence de Battlefield et d’autres FPS concurrents, ainsi qu’un ralentissement général du marché des consoles, avec des ventes de matériel à un plus bas historique.
Microsoft rétorque que Black Ops 6 a été « le plus grand CoD jamais sorti », mais n’a pas commenté Black Ops 7 ni fourni de données de ventes, les rapports trimestriels d’Activision restant non publiés. Des critiques soulignent que Kotick n’apporte aucune preuve chiffrée concrète pour étayer le chiffre de 60 %.
Vers un redressement ?
Quelques signaux d’espoir subsistent : des informations évoquent une arrivée de Call of Duty sur la Nintendo Switch 2 plus tôt que prévu, ce qui pourrait élargir la portée multiplateforme et compenser l’impact du Game Pass. Le virage « service-first » de Microsoft privilégie les abonnements aux achats unitaires, ce qui pourrait stabiliser les revenus à long terme malgré une baisse des ventes initiales.
Alors que cette franchise autrefois intouchable traverse une période de turbulences, la sortie de Kotick souligne un changement d’ère pour les shooters AAA.
