Les actionnaires d’EA approuvent massivement le rachat de 55 milliards de dollars par un consortium mené par l’Arabie saoudite

EA SPORT RACHAT

La transaction entièrement en numéraire valorise EA à environ 55 milliards de dollars, les actionnaires recevant 210 dollars par action, soit une prime de 25 % par rapport au cours non affecté avant l’annonce de l’accord en septembre 2025. Cela en fait le plus important rachat avec effet de levier de l’histoire.

Selon les documents déposés auprès de la SEC :

201,46 millions de votes ont soutenu l’accord de fusion.
1,91 million de votes s’y sont opposés.
90 311 se sont abstenus.

Un vote consultatif distinct sur la rémunération des dirigeants liée à l’opération a également été approuvé, avec 178,31 millions de voix pour et 24,91 millions contre.

Acheteurs et structure de l’actionnariat

Le consortium acquéreur comprend :

Le Public Investment Fund (PIF) d’Arabie saoudite, qui détiendra une participation majoritaire (environ 93,4 à 93,7 %).
Silver Lake (fonds de capital-investissement).
Affinity Partners (fondé par Jared Kushner).

Le PIF, lié au prince héritier Mohammed ben Salmane, étend activement ses investissements dans le secteur du jeu vidéo, avec des participations dans des sociétés telles que Nintendo, Take-Two Interactive et Capcom, ainsi que la propriété totale de SNK. Le PDG d’EA, Andrew Wilson, restera en poste, l’entreprise assurant une indépendance créative totale et des valeurs inchangées après l’acquisition. Le siège social restera à Redwood City, en Californie.

Contexte et préoccupations

Annoncée fin septembre 2025, l’opération vise à accélérer la croissance d’EA dans des franchises comme EA SPORTS FC, Battlefield, Apex Legends, The Sims, Madden NFL et d’autres, en la libérant des pressions des marchés publics.

Cependant, l’acquisition a suscité des inquiétudes :

Des sénateurs américains ont soulevé des préoccupations de sécurité nationale concernant un éventuel accès aux données clients.
La nature fortement endettée de l’opération pourrait peser sur les finances d’EA.
Des critiques plus larges portent sur le bilan de l’Arabie saoudite en matière de droits humains et sur des accusations de « sportswashing » via des investissements dans le jeu vidéo et le sport.

Le PIF aurait également subi des pressions de financement, réduisant certaines de ses participations dans d’autres investissements, comme Nintendo.

Prochaines étapes et perspectives

L’accord doit désormais obtenir les autorisations réglementaires, notamment des autorités américaines, avec une finalisation visée pour le premier trimestre de l’exercice fiscal 2027 d’EA (d’ici juin 2026). Si l’approbation des actionnaires était attendue, l’examen gouvernemental reste le principal obstacle.

Cette transaction marque un tournant majeur pour l’éditeur âgé de 43 ans, ouvrant la voie à des stratégies de long terme, tout en introduisant de nouveaux risques liés à l’endettement et à la structure de l’actionnariat.

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