De nouveaux rapports détaillent les liens présumés de Jeffrey Epstein avec les microtransactions de Call of Duty

Le monde du jeu vidéo est actuellement en train d’assimiler une série de révélations surréalistes reliant l’une des figures les plus infâmes du XXIe siècle au plus grand jeu de tir à la première personne au monde. De récents rapports et documents suggèrent que Jeffrey Epstein — le délinquant sexuel condamné décédé en 2019 — portait un intérêt particulier aux stratégies de monétisation de Call of Duty et entretenait une relation avec l’ancien PDG d’Activision Blizzard, Bobby Kotick.

Alors que les « Epstein Files » ont principalement été examinés pour leurs implications politiques et sociales, les passionnés de jeux vidéo découvrent désormais des liens avec l’un des mécanismes financiers les plus controversés de l’industrie : les microtransactions.

Le lien entre Jeffrey Epstein et Call of Duty

Selon des documents circulant dans le cadre de la publication continue des dossiers liés à Epstein, celui-ci aurait exprimé un vif intérêt pour le modèle « games-as-a-service » (jeu en tant que service). Plus précisément, des rapports indiquent qu’il était fasciné par la manière dont Call of Duty est passé d’un produit vendu au détail traditionnel à une plateforme générant des revenus récurrents grâce aux skins, aux passes de combat et aux loot boxes.

Les analystes soulignent que l’intérêt d’Epstein provenait probablement de la rentabilité exceptionnelle du modèle. Au milieu des années 2010, Call of Duty était devenu un « enfer des microtransactions » aux yeux de certains fans, et il semble qu’Epstein ait pu observer, voire discuter, de l’efficacité financière de ces systèmes avec des dirigeants de haut niveau.

Bobby Kotick et les « Epstein Files »

Le lien entre la franchise et Epstein serait principalement lié à sa relation avec Bobby Kotick, PDG de longue date d’Activision Blizzard, qui a quitté ses fonctions à la suite du rachat de l’entreprise par Microsoft.

Le nom de Kotick apparaît dans les carnets de contacts d’Epstein, souvent appelés le « Little Black Book ». Bien que de nombreuses personnalités de premier plan aient affirmé que leur présence dans ce carnet relevait de relations purement professionnelles ou circonstancielles, la fréquence des mentions a suscité un regain d’attention sur le cercle social de Kotick. Des rapports indiquent qu’Epstein aurait même envisagé d’investir dans Activision ou d’influencer son orientation stratégique à l’époque de Black Ops 4 et du mode « Blackout ».

Comment les microtransactions ont transformé l’industrie du jeu vidéo

La question de savoir si la « pression » exercée par Epstein en faveur des microtransactions a joué un rôle déterminant dans leur mise en place reste sujette à débat. Toutefois, le calendrier du virage de Call of Duty vers une monétisation intensive coïncide avec la période d’intérêt mentionnée dans ces rapports.

L’introduction de l’« armure pour cheval » dans Oblivion a peut-être lancé la tendance, mais Call of Duty a perfectionné les mécanismes psychologiques nécessaires pour faire des microtransactions une activité générant des milliards de dollars. Si ces rapports sont exacts, cela suggère qu’Epstein considérait l’industrie du jeu vidéo non pas comme un espace créatif, mais comme une nouvelle frontière pour une monétisation agressive et pilotée par les données — une perspective que de nombreux joueurs jugent encore frustrante aujourd’hui.

Ce que cela signifie pour Activision et Microsoft

À la suite de l’acquisition de 69 milliards de dollars par Microsoft, la maison mère de Xbox s’efforce de distancer la marque Call of Duty des controverses de l’ère Kotick. À mesure que ces documents continuent d’émerger, la pression sur Microsoft pour garantir la transparence et une monétisation éthique dans les futurs titres comme Call of Duty: Black Ops 7 et au-delà ne fera que s’accentuer.

Pour l’instant, cette affaire rappelle de manière étrange à quel point les mondes de la haute finance, du scandale mondial et du divertissement numérique peuvent se croiser de façon inattendue.

Avertissement juridique pour publication :

Cet article résume des rapports et des documents publics. La présence de noms dans les carnets de contacts de Jeffrey Epstein n’implique pas en soi une participation ou une connaissance de ses activités criminelles. Toutes les personnes mentionnées sont présumées avoir eu des interactions professionnelles ou sociales, sauf preuve contraire établie par un tribunal.

Spécialiste du gambling en ligne sous toutes ses formes, Philémon Stinès consacre désormais son temps au partage de son expérience aux joueurs à la recherche d'informations, de conseils ou d'avis, qu'ils soient débutants ou confirmés. S'inscrivant dans une démarche de veille technologique et innovation constante, son travail met en lumière aussi bien les aspects techniques de l'univers du jeu d'argent en ligne que ceux liés à l’expérience joueur.